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Les allergies alimentaires 

Le corps réagit parfois négativement à certains aliments de façon bénigne (maux de ventre, diarrhées...) ou plus intenses (crises d’urticaire, œdeme de Quincke). Dans les cas les plus extrêmes mais rares, c’est le choc anaphylactique qui peut être fatal. Une quantité minime d’allergène suffit. En ligne de mire, la cacahuète, les noisettes, les pommes, les produits laitiers, les œufs, le céleri, les carottes, le poisson et le soja. On évoque 2% de la population* confrontés à des allergies alimentaires. 

Elles se manifestent par des boutons (urticaire), des plaques (flush) qui rougissent, enflent avec démangeaison ou non. La respiration peut devenir difficile avec le nez qui coule et la gorge qui gonfle. Au niveau digestif, des nausées et vomissements, des coliques et diarrhées peuvent se déclencher. Le choc anaphylactique, rare heureusement, est la réaction la plus violente de notre système immunitaire. Le cœur peut brutalement s’arrêter.

Dans les faits, les défenses immunitaires du corps surréagissent à un aliment ou à plusieurs aliments (on parle alors d’allergies croisées) inoffensifs en soi. Plusieurs facteurs concomitants sont suggérés sans aucune certitude : la prédisposition génétique, l’environnement dans lequel nous avons grandi, l’alimentation et la composition de notre microbiote.

*Source : Turnbull JL, Adams HN, Gorard DA. Review article: the diagnosis and management of food allergy and food intolerances. Aliment Pharmacol Ther. 2015 Jan;41(1):3-25. doi: 10.1111/apt.12984. Epub 2014 Oct 14. PMID: 25316115.

Anti-corps contre agents pathogènes

Les mécanismes de l'allergies alimentaire sont bien identifiés : Si au premier contact avec la substance étrangère, on ne ressent rien, les cellules immunitaires de notre corps, elles, détectent sa structure moléculaire et la cataloguent par erreur en élément dangereux. Alerté, un autre type de cellule immunitaire va se charger de fabriquer des anticorps d'un type particulier (immunoglobulines E (IgE)) pour lutter contre les agents pathogènes et les substances identifiées dangereuses.

Dans les 7 à 10 jours qui suivent, ces cellules vont se modifier pour produire des anticorps spécifiques de la substance « dangereuse » par exemple des protéines contenues dans la noisette. A la prochaine ingestion d’une noisette, les IgE identifieront immédiatement la fameuse protéine et déclencheront une série de réactions de défense ultra violente et rapide parfois en quelques secondes. Les allergies croisées fonctionnent de façon similaire, mais sans la phase de sensibilisation.

Après consultation d’un médecin et confirmation d’une allergie, il est impératif d’éviter le dit allergène. En cas de contact, l’adrénaline, les antihistaminiques et les glucocorticoïdes permettent d’intervenir en urgence. De nouvelles approches thérapeutiques appelées « hyposensibilisation » ou « immunothérapie allergène » se révèlent plus ou moins efficaces selon les substances concernées. Des essais cliniques sont en cours.

Cela dit, l’idéal serait d’éviter de développer un terrain allergique. Il n’est ainsi plus conseillé aux femmes enceintes d’éviter les aliments connus pour leur potentiel allergène. Un environnement riche en germes permettrait au système immunitaire des jeunes enfants de se prémunir contre les allergies.
On notera également le rôle des bactéries intestinales qui influent sur le système immunitaire en le rendant plus tolérant et moins réactif.
Cependant, l’ultime chose à faire reste de se tenir à l’écart de l’allergène et de toujours avoir à portée de main une trousse d’urgence et son passeport d’allergies. 

Les intolérances alimentaires 

Moins virulentes que les allergies, les intolérances alimentaires, qui concerneraient 20% de la population*, se déclenchent à partir d’une certaine quantité ingérée de la substance incriminée. Plus la quantité sera importante, plus les symptômes seront amplifiés. Douleurs abdominales, ballonnements, diarrhées, urticaire, plaques, asthme, congestion nasale... Les symptômes sont différents d’un individu à l’autre. Contrairement à une allergie, l’organisme ne produit pas d’anticorps pour lutter contre les allergènes et les symptômes apparaissent dès le 1er contact avec l’aliment tandis qu’une personne allergique réagit seulement lors du 2eme contact.

Les déclencheurs sont multiples. On distingue parmi les plus répandus :
- Les intolérances aux marqueurs d’ultra transformation (conservateurs, exhausteurs de goût…)
- L’intolérance au gluten
- L’intolérance au lactose
- L’intolérance aux FODMAPs
- L’intolérance à l’histamine

Ces intolérances alimentaires sont parfois identifiées de longue date et il suffit pour la personne concernée d’en réduire la consommation mais il arrive aussi que cela s’avère bien plus difficile. Au vu des tendances alimentaires relayées dans la presse ou sur le web, la tentation est grande d’écarter des aliments contenant du gluten, du lactose et/ou des FODMAPs mais le risque de déclencher des carences nutritionnelles est réel et à terme ces restrictions alimentaires peuvent conduire également à des troubles du comportement alimentaire. Ces phases de restrictions alimentaires ne doivent en aucun cas perdurer, mais s’inscrivent dans un protocole qui nécessite d’être accompagné par un.e diététicien.ne nutritionniste. Prendre rendez-vous avec une équipe DigesTeam.
* Source : Tuck CJ, Biesiekierski JR, Schmid-Grendelmeier P, Pohl D. Food Intolerances. Nutrients. 2019 Jul 22;11(7):1684. doi: 10.3390/nu11071684. PMID: 31336652; PMCID: PMC6682924.

Les marqueurs d’ultra-transformation 

Outre certains traitements technologiques drastiques directement appliqués à l’aliment comme la cuisson-extrusion ou le soufflage, on distingue trois grandes familles :

- Les arômes naturels et artificiels,
- Les additifs cosmétiques (texturants, liants, émulsifiants, colorants, modificateurs de goût),
- Les ingrédients-nutriments ultra-transformés (huile hydrogénée, isolat de fibre ou de protéines, maltodextrine, sirop de glucose, sucre inverti...)

Pour faire son choix en toute transparence au moment de ses achats alimentaires, l’application SIGA permet d’identifier pour chaque produit, son degré de transformation, l’effet matrice, l’ajout de sel, sucre et/ou gras, les additifs à risque et le nombre de Marqueurs d’Ultra Transformation. En savoir plus sur les 7 indices SIGA

Cet outil gratuit est une aide précieuse pour accompagner les patients atteints de maladies digestives chroniques à faire les bons choix alimentaires et à manger sainement.

En parallèle, la diététicienne nutritionniste sera aussi un précieux soutien pour aider les patients à identifier les autres intolérances alimentaires comme les FODMAPs, le gluten, le lactose, l'histamine... que ce soit aussi bien pour les personnes souffrant du Syndrome de l’Intestin Irritable que d’une MICI ou d’une maladie cœliaque.

L’intolérance au gluten

On évoque 1% de la population en France qui serait concerné par la maladie cœliaque* qui nécessite un régime strict sans gluten très contraignant à vie. Pour les personnes touchées par la sensibilité au gluten non cœliaque (entre 1 à 13% de la population)**, les conséquences sont bien moins importantes et l’ajustement de la quantité de gluten consommée permettra de faire disparaître les symptômes localisés essentiellement au niveau de l’appareil digestif.

Côté symptômes, on retrouve pour la maladie cœliaque, des diarrhées et constipations, des ballonnements, vomissements, maux de ventre chroniques, digestion ralentie et perte d’appétit. D’autres symptômes moins connus doivent alerter comme des éruptions cutanées, une anémie, l’infertilité, des migraines, une fatigue chronique, un retard de croissance chez les enfants… 

La maladie cœliaque est une maladie auto-immune. Lorsque le système immunitaire entre en contact pour la 1ere fois avec du gluten au niveau de l’intestin, il identifie certains de ses composants comme des substances ennemies et va développer des anti-corps pour combattre l’ennemi. Seul bémol, les structures moléculaires qui permettent d’identifier le gluten sont proches de celles de certaines protéines de notre propre organisme. Ainsi à chaque fois que le système immunitaire identifie du gluten, il déclenche l’alerte qui enclenche une réaction inflammatoire s’attaquant à la fois au gluten mais aussi aux cellules de l’intestin.

Il n’est pas facile de diagnostiquer la maladie cœliaque. Seule certitude, la probabilité d’être concerné augmente si un parent l’est déjà. Des examens permettent de dépister la maladie cœliaque. Le seul traitement est une alimentation stricte sans gluten qui nécessite l’accompagnement d’un.e diététicien.ne nutritionniste pour réorganiser son quotidien et anticiper les risques potentiels de contamination (dès 100 mg). Un.e psychologue ou psychothérapeute peut aussi constituer un soutien précieux pour passer le cap de l’annonce du diagnostic et la mise en place de sa nouvelle vie. L'assurance maladie prend en charge une partie du coût du régime sans gluten  lorsque le diagnostic de maladie cœliaque a été fait.  Prendre rendez-vous avec une équipe DigesTeam.

*Source : AFDIAG  **Source : Molina-Infante J, Santolaria S, Sanders DS, Fernández-Bañares F. Systematic review: noncoeliac gluten sensitivity. Aliment Pharmacol Ther. 2015 May;41(9):807-20. doi: 10.1111/apt.13155. Epub 2015 Mar 6. PMID

La Sensibilité au Gluten Non Cœliaque - SGNC

La sensibilité au gluten non cœliaque dépend elle de la quantité ingérée de gluten.

Au vu de l’augmentation de la population concernée (entre 1 à 13%)**, il est évoqué l’évolution des variétés de blé plus résistantes aux parasites et permettant d’obtenir de bons rendements.

Ces nouvelles variétés de blé contiennent cependant plus d’inhibiteurs de l’amylase/trypsine (IAT) qu’auparavant. Ces protéines produites par les plantes pour se protéger des parasites activeraient chez l’homme certaines cellules immunitaires qui sécrètent des substances à l’action inflammatoire.

Il est aussi évoqué la possibilité d’une sur-sollicitation des intestins due à des quantités trop importantes de gluten, fructanes et d’IAT que nous consommons. Enfin, l’ultra-transformation des céréales et l’ajout massif d’isolats de gluten dans notre alimentation a aussi été suggéré***. Reste à moduler sa consommation d’aliments contenant du gluten et à privilégier par exemple des pains plus traditionnels au levain.

*Source : AFDIAG  **Source : Molina-Infante J, Santolaria S, Sanders DS, Fernández-Bañares F. Systematic review: noncoeliac gluten sensitivity. Aliment Pharmacol Ther. 2015 May;41(9):807-20. doi: 10.1111/apt.13155. Epub 2015 Mar 6. PMID *** Source : Fardet A (2015) Wheat-based foods and non celiac gluten/wheat sensitivity: is drastic processing the main key issue? Med Hypotheses 85 (6):934-939

L’intolérance au lactose

Une fois adulte, notre tube digestif peut perdre progressivement sa capacité à décomposer le lactose. La proportion de personnes concernées représenterait aux alentours de 20% en Europe du Nord et Centrale avec un pic de 70% dans le bassin méditerranéen. Elle avoisinerait les 100% en Amérique du Sud, dans le sud de l’Afrique et en Asie du Sud-Est. Soit 65 à 70% de la population mondiale*. *Source :  Bayless TM, Brown E, Paige DM. Lactase Non-persistence and Lactose Intolerance. Curr Gastroenterol Rep. 2017 May;19(5):23. doi: 10.1007/s11894-017-0558-9. PMID: 28421381.

Côté symptômes, douleurs abdominales, ballonnements, diarrhées, maux de tête, vertiges, fatigue chronique, troubles de l’attention apparaissent une heure ou quelques heures après l'ingestion de produits laitiers et sont d’intensité de plus ou moins fortes selon la quantité de lactose ingérée.

C’est par la production par notre organisme d’une enzyme appelée lactase que notre intestin est capable d’assimiler le lactose. Cependant, chez de nombreuses personnes, la production de lactase chute fortement à partir d’un certain âge. Il est aussi possible qu’elle se réduise suite à une gastroentérite, une maladie cœliaque ou la maladie de Crohn. Même chose pour les parasites intestinaux qui vont endommager les parois intestinales. On parlera dans ce cas d’une intolérance secondaire au lactose qui disparaîtra lorsque les parois se régénèreront.

Pour identifier une intolérance au lactose, il suffit de passer un test respiratoire à hydrogène qui consiste à boire une solution contenant du lactose. Le dosage de la quantité d’hydrogène dans les gaz expirés permet de savoir s’il y a intolérance au lactose ou non.

En cas de diagnostic positif, il est judicieux de déterminer la quantité maximale tolérée pour éviter de supprimer totalement les laitages et risquer une insuffisance d’apport en calcium, vitamines et protéines de bonnes valeurs biologiques. Sachant que de nombreux produits laitiers contiennent souvent moins d’1% de lactose comme le beurre, la ricotta, la feta… La diététicienne nutritionniste est une aide précieuse pour vous accompagner à rééquilibrer votre alimentation en fonction de vos intolérances, de vos goûts et vos habitudes culinaires.
Prendre rendez-vous avec une équipe DigesTeam.

L’intolérance aux FODMAPs

En 2005, les chercheurs australiens Sue Shepherd et Peter Gibson de la Monash University de Melbourne ont répertorié de manière systématique les aliments riches en FODMAPs, des glucides fermentescibles responsables d’intolérances ou d’hypersensibilités alimentaires qui amplifient les symptômes du Syndrome de l’Intestin Irritable (aussi appelé Syndrome du colon irritable ou colopathie fonctionnelle).  Ils ont développé un régime diététique spécifique pauvre en FODMAPs qui depuis s’est largement répandu.

FODMAPs est l’acronyme repris pour qualifier les glucides fermentescibles réputés difficiles à digérer.
F Fermentable
O Oligosaccharides (fructanes, galactanes)
D Disaccharides (lactose)
M Monosaccharides (fructose)
A and
P Polyols (mannitol, sorbitol...)

Côté symptômes, les FODMAPs sont responsables de douleurs et crampes abdominales, diarrhées, ballonnements et gaz. A terme ces symptômes que l’on retrouve dans le SII deviennent invalidants et peuvent parfois déclencher une dépression chez les profils les plus hypersensibles. La capacité à absorber les FODMAPs varie d’une personne à l’autreEn savoir plus sur les profils hypersensibles

Notre intestin grêle n’est pas à même de digérer tous les composants de notre alimentation. Tout ce qu’il ne parvient pas à décomposer, comme les FODMAPs, arrive dans le gros intestin (colon) où vivent des bactéries qui s’en nourrissent pour fabriquer des substances indispensables à notre organisme : vitamines, acides gras… assimilés par notre muqueuse intestinale. Les FODMAPs constituent une importante part d’une alimentation saine (fruits, légumes...) et sont inoffensifs consommés avec modération pour celles et ceux dont l’intestin ne présente pas de problème. Cependant, pour les profils avec hypersensibilité viscérale, ils sont responsables de symptômes douloureux voire invalidants.

Chez les personnes ayant un SII (Syndrôme de l'Intestin Irritable), une alimentation pauvre en FODMAPs permet d’améliorer les symptômes chez 75%* d’entre eux. Pour les MICI, au vu de la prévalence du SII** dans la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, une alimentation pauvre en FODMAPs pourra aussi être préconisé au cas par cas.
Sources : *Monash University - Melbourne. ** Kruis, 2013Halpin and Ford, 2012

La mise en place d'une alimentation pauvre en fodmpas se déroule en 3 phases :

-La phase dite d’élimination de 6 à 8 semaines pendant lesquelles aucun aliment riche en FODMAPs ne sera consommé. Cette phase permet d’apaiser l’intestin et de réduire au maximum les troubles digestifs pour retrouver une digestion normale.

-La phase de réintroduction progressive : Elle est essentielle pour tester la tolérance des aliments riches en FODMAPs et en réintroduire un maximum. Trop souvent, les patients non accompagnés par un.e diététicien.ne nutritionniste se cantonnent à la phase 1 restrictive qui génère au final beaucoup de frustration et/ou d’anxiété à l’idée d’aller au restaurant ou de faire la cuisine pour sa famille par exemple. La peine est double avec le risque qui plus est de déclencher des carences nutritionnelles.

-La phase de personnalisation : Elle consiste au vu des aliments testés à un rééquilibrage de son alimentation au long court avec la découverte de nouveaux petits plaisirs gourmands.

Pour certains patients, il sera même possible de réintroduire avec le temps des aliments riches en FODMAPs qu’ils ne toléraient plus auparavant. Outre le rééquilibrage alimentaire, l’équilibre émotionnel et la régulation des émotions sont clés dans la prise en charge des maladies digestives chroniques.
En savoir plus sur les émotions et l’axe intestin/cerveau.

La prise en charge de l’intolérance aux FODMAPs nécessite l’accompagnement d’un.e diététicien.ne nutritionniste et idéalement d’un.e psychologue ou psychothérapeute pour agir simultanément sur l’axe intestin/cerveau et mettre en place un équilibre alimentaire et émotionnel pérenne.
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L’intolérance à l’histamine

Notre organisme produit de l’histamine et absorbe aussi celle contenue dans notre alimentation. L’histamine  joue de multiples rôles, neurotransmetteur et hormone tissulaire, elle intervient pour stimuler la sécrétion acide gastrique, les réactions immunitaires, la régulation du rythme veille-sommeil et de l’appétit. Elle participe à réduire la tension artérielle et à accroître la capacité de concentration.
Cependant, près d’1% de la population* ne la supporte pas bien avec un seuil de tolérance plus ou moins bas selon les profils. 

L’intolérance à l’histamine est due à un déséquilibre au niveau des mécanismes de régulation de l’histamine. Certaines molécules comme la diamine oxydase (DAO) ou l’histamine N-méthyltransférase (HNMT) entre autres sont responsables de la dégradation de l’histamine contenue dans notre corps. Lorsqu’une personne consomme des aliments riches en histamine, ces mécanismes s’enclenchent pour en réguler la quantité présente dans l’organisme.

Chez les personnes intolérantes à l’histamine, ces mécanismes seraient défaillants empêchant la dégradation efficace de la molécule*. La concentration d’histamine resterait donc élevée après la consommation d’aliments ciblés déclenchant des symptômes apparentés à ceux d’une réaction allergique.  
La défaillance de l’activité de la DAO pourrait être due à des dommages subis au niveau de la paroi intestinale après une gastroentérite ou une chirurgie de l’intestin**. Certains médicaments (relaxants musculaires, anti-inflammatoires non stéroïdiens, antidépresseurs) pourraient aussi interférer avec le métabolisme de l’histamine*.*Sources : [1] Maintz, L et Novak, N. (2007). Histamine and histamine intolerance. American Journal of Clinical Nutrition, 85:1185-96. **Sources :  Schneds, W. J. et coll. (2018). Non-celiac gluten sensitivity: people without celiac disease avoiding gluten – is it due to histamine intolerance? Inflammation Research, 67:279-284. DOI : 10.1007/s00011-017-1117-4

Côté symptômes, ils peuvent faire penser à ceux d’une allergie, ce qui au demeurant n’a rien d’étonnant puisque l’histamine intervient dans la réponse immunitaire. Ils se manifestent par des réactions cutanées (rougeurs, démangeaisons ), des maux de têtes, des douleurs abdominales (coups de couteaux ou d’aiguilles) et parfois des difficultés à respirer. Parfois la tension chute, le rythme cardiaque s’accélère, une sensation de forte chaleur envahit tout le corps.

Chez les personnes intolérantes, l’histamine contenue dans les aliments passe directement dans le sang déclenchant l’état d’alerte du système immunitaire et une série de symptômes en réaction. Si l’intolérance est parfois congénitale, elle se déclenche au fil du temps en lien avec une inflammation de l’intestin.

Compliquée à identifier, l’intolérance à l’histamine est aussi difficile à soigner. En cas de crise aiguë, la prise d’antihistaminique modère les symptômes mais ne règle en rien le problème. Il est conseillé de tenir un journal de bord des repas pour limiter les crises en identifiant les aliments déclencheurs. Les produits ultra-frais sont à privilégier. En revanche, les aliments fumés, marinés, fermentés ou affinés ou tout simplement mal conservés sont riches en histamine. L’alcool est aussi à déconseiller puisqu’il augmente la perméabilité des parois intestinales et favorise le passage de l’histamine dans tout le corps. D’autres aliments riches en histamine ou histamino-libérateurs pourront être identifiés avec l’aide d’un.e diététicienne nutritionniste. Prendre rendez-vous avec une équipe DigesTeam.